Tweet
">
Tweet
"/>

News and Blog

Learn, inform, get informed, get the news and be a news maker

J'ai pensé pendant un moment; et puis je me suis souvenu d'une femme rwandaise réfugiée  que j'avais rencontrée l'année précédente à Kasiki, Lubero, Nord-Kivu.

En Juillet 2008, lors de mon voyage à Kasiki, j'avais rencontré la femme parmi les réfugiés rwandais. Elle paraissait alors être agée d’environ plus de la quantaine d’années. Elle est le type de dirigeants que vous trouverez rarement ailleurs. 

Malgré les conditions terribles dans lesquelles  les réfugiés rwandais avaient vécu durant les 14 années  écoulées (c’était alors en 2008), elle avait réussi à faire en sorte que certains enfants nés dans la jungle congolaise aient une scolarité rudimentaire. Elle est vraiment une femme remarquable et exemplaire. 

Je lui ai posée des questions sur sa vie et elle me dit que, avant 1994, elle était une professeure de lycée au Rwanda. Je lui ai alors demandé pourquoi elle restait au Kivu, alors que la plupart des gens qui avaient un niveau social semblale à la sienne avant 1994  s’étaient déjà installés dans d'autres pays, y compris l’ Europe. Elle me regarda et dit: "oui, je sais. Quelques-uns des anciens enseignants rwandais et des fonctionnaires sont en Europe, en Afrique australe, ou en Afrique de l'Est. J'ai choisi de rester ici. Savez-vous pourquoi ? ". Avec des larmes aux yeus yeux, elle me dit ce qui suit: 

« En 1996, l'Armée Patriotique Rwandaise (APR) a attaqué notre camp et massacré presque tout le monde. Nous nous sommes enfuis dans la jungle, mais nous avons été rattrappés. Les soldats de l’APR  tuèrent mes enfants et blessèrent mon mari gravement. Nous avons essayé de pousser plus profondément dans la jungle, mais à un certain moment, mon mari ne pouvait plus aller de l’avant. Pendant que  mon mari était mourant, je l'ai supplié de ne pas mourir et de me laisser seule. Je lui ai dit: "s'il te plaîs ne meurt pas. Je t'aime.  Je n’ai personne d’ autre que toi. Tous nos enfants sont morts. Comment puis-je vivre sans toi ". Il me dit: "Je sais que tu m'aimes. Et parce que tu m'aimes, ne te sens pas seule. Répand l'amour que tu as pour moi  et les enfants parmi toutes les personnes que  tu rencontreras et qui auront besoin d'amour et de compassion. » 

C'est pourquoi je suis resté ici dans ces jungles et demeure engagée. Je répand l'amour et la compassion que j'avais pour mes enfants et mon mari à ces enfants et autres femmes dans cette jungle ». 

La réponse de cette femme incarne peut-être les raisons derrière les motivations de ceux qui restent engagés dans la cause  que le Congrès National pour la Démocrtie pousuit.

Les enfants dont elle s’occupait font partie de la génération antérieure à celle les enfants dans la photo ci-jointe. Cette photo, prise en Octobre 2014, montre quelques-uns des enfants rwandais réfugiés en République Démocratique du Congo (RDC), sous la protection de RUD-Urunana et RPR-Inkeragutabara. D'autres femmes et hommes ayant pris  un engagement similaire, font que ces enfants reçoivent au moins une éducation rudimentaire. 

Et vous? Qu'est-ce qui vous motive? 

Pour plus,  visiter le web du  Congrès National  pour la Démocratie (CND) sur: 

http://www.nationaldemocraticcongress.org 

ou sur Facebook  sur :

http://www.facebook.com/NDCRwanda 

ou suivez-moi sur Twitter @fkanyami. 

Félicien Kanyamibwa, Ph.D. 

Président, Congrès National  pour la Démocratie (CND)